
| " France Cancer " pousse le bouchon très loin ! |
| Une association veut récolter un maximum de bouchons de liège auprès des hôteliers, des restaurateurs et même des particuliers du département. Objectif : les revendre à un liégeur puis reverser les fonds au profit de la recherche sur le cancer |
| Elle est toute jeune cette association née en novembre dernier. Pas encore trop de bouteille, certes, mais déjà une volonté de pousser le bouchon très loin au profit de la recherche sur le cancer. .A l'origine de " France Cancer ", un couple : Patricia et Gilles Brisson, perruquiers cannois. Le cancer, ils le vivent malheureusement au quotidien, à travers une clientèle de plus en plus jeune, venue s'équiper en perruque pour masquer des traitements de chimiothérapie. Et puis les chiffres sont là : 150 000 morts par an en France (5700 pour les accidents de la route), un Français sur trois touché un jour ou l'autre par la maladie, une guérison sur deux... " Nous sommes devenus fort sensibles à ce mal, très dur à vivre au plan physique, psychologique, etc. " |
| Les crus ont du coeur C'est décidé, les Brisson créent " France Cancer " " afin de nous rendre utiles, d'apporter notre toute petite pierre en récupérant des fonds pour le CNRS, l'INSERM et tous les centres anticancéreux ". A l'image de la campagne sur les bouchons en plastique pour les handicapés, les Brisson déclinent la formule avec les bouchons en liège : " On ne souhaite pas d'argent, mais une partie du contenu des poubelles. Concrètement, nous demandons aux gens de ne plus jeter leurs bouchons de liège ". Les gens ce sont les particuliers bien sûr, mais aussi et surtout les hôteliers, les restaurateurs, eux qui débouchent de grosses quantités de bouteilles. " Sur Cannes, depuis que nous avons démarré, nous avons reçu un accueil extrêmement chaleureux des professionnels, très nombreux à conserver les bouchons, que des bénévoles récupèrent toutes les deux ou trois semaines ". |
| Direction les Landes Même procédé sur Antibes, Biot, Mandelieu, Monaco... " En revanche, il nous manque des bénévoles sur Nice et sa région ". Des bénévoles qui ne seraient d'ailleurs pas obligés d'appartenir à l'association, mais auxquels il serait demandé une régularité dans l'action. D'où l'appel lancé par Gilles Brisson aux bonnes volontés : " Il suffit pour ces volontaires de contacter hôtels et restaurants, de demander aux responsables de bien vouloir conserver les bouchons puis de passer les chercher ". Et après ? Après, les bouchons sont d'abord stockés. Pour l'instant, dans des caves prêtées, mais les responsables de " France Cancer " aimeraient bien dénicher un local de 50 m², plus adapté au stockage. " De même, les centres hospitaliers du département ont été sollicités pour accepter de réceptionner les bouchons emmagasinés par les particuliers ". Seconde phase : les bouchons seront vendus à un liégeur des Landes qui viendra les embarquer dans un semi-remorque à condition toutefois, d'en avoir au moins entre 12 et 15 tonnes à prendre chaque fois. Ils seront ensuite broyés et recyclés en liège aggloméré, destiné à des panneaux, des dessous-de-verre... " Si nous arrivons à récupérer dans un premier temps, 12 tonnes annuelles, nous serons satisfaits. Notre but est d'abord de nous implanter sérieusement dans les Alpes-Maritimes, ensuite nous verrons ". Il n'est donc pas exclu, que le liège se mette à faire tâche d'huile ailleurs... Christine RINAUDO |